Les gangs des iles pacifiques

Les gangs des iles pacifiques
Alors que le phénomène des gangs de rue est souvent associé aux communautés black ou latinos, d'autres communautés sont concernées et parfois dans des proportions trés importantes. Les communautés originaires des iles pacifiques (Nouvelle Zelande, Hawai, Samoa, Tonga, Fidji, saipan, guam, Marshall...) sont largement touchées par le probleme des gangs.

On trouve des gangs des iles pacifiques dans les iles pacifiques elles meme, aux Etats Unis, au Canada, aux Etats Unis et en Australie.
Ces gangs appellés "Pacific Islander Gangs" en anglais reproduisent les shémas traditionnels des gangs de rue black et latinos (couleurs représentatives, signes de mains...).

A l'image des autres gangs présentés sur ce blog, les gangs des iles pacifiques se sont constitués pour protéger les membres de la communauté polynesienne.

Certain de ces gangs sont affiliés aux macro-gangs Crips Nation et Bloods Nation et d'autres ont même fondés leur propre franchise comme "The United Samoan Nation".
La structure hiérarchique des gangs des iles pacifiques est semblable à celle des gangs de rue US avec une organisation pyramidale. Les recrues potentielles sont invitées à faire leur preuve avant d'etre pleinement intégrer au gang. Le rite d'initiation etant la soumission à un tabassage en règle de la part des autres membres.

Les activités de ces gangs sont assez classiques et se concentrent essentiellement autour du trafic de drogue, desbraquages et du racket. Dans un premier temps, les gangs polynésiens obéissaient à une stricte séparation ethnique et ne se mélangeaient pas entre eux. Désormais et hormis quelques cas particulier, la plupart des gangs sont composés de samoans, tongiens, hawaiens, fidjiens...

Les gangs les plus puissants sont surtout ceux qui sont actifs aux USA, en Australie et en Nouvelle Zelande.

Aux Etats Unis, les gangs polynésiens ont le niveau de croissance criminelle le plus élevé du pays en ce qui concerne les gangs ethniques. Les Etats d'Hawai, de Californie et de l'Utah rassemble le plus gros de la communauté polynésienne du pays. Une partie de la communauté polynesienne est membre de l'eglise mormone qui constitue la religion no 1 en Utah. Les gangs les plsu actifs sont les Sons of Samoan, Royal Samoans Pirus, Samoan Tribes Pirus, Tongan Family Crips, Gang of Zion.

La Nouvelle Zelande est le pays comptant le plus de gangs par habitants dans le monde. Les gangs polénesiens du pays se distinguent en deux catégories ; les gangs de rue et les gangs de motards.
Les gangs de rue les plus importants sont les Sons of Samoan, les killerbeez, les king cobras.
Les deux gangs de motards polynésiens sont les Mongrel Mob et le Black Power. The Mongrel Mob est considéré comme la premiere puissance criminelle de Nouvelle Zélande.

# Posté le mardi 09 décembre 2008 11:09

Modifié le dimanche 04 janvier 2009 12:24

Les gangs en Australie

Les gangs en Australie
L'Australie est un pays particulièrement concerné par le phénomène des gangs de rue. A l'image des USA, l'Australie est une véritable mosaïque communautaire qui abrite des gangs de rue issues de communautés très variées et dont certaines sont peu connues pour secréter de la criminalité urbaine.

Le crime organisé est présent depuis longtemps en Australie avec des groupes importants qui s'y sont installés : N'Drangheta, Triades Chinoises, Mafia Irlandaise, Yakuza, Gangs de Motards, Groupes Balkaniques, Crime Organisé libanais, Crime Organisé grec et grand banditisme traditionnel. L'émergence des gangs de rue est relativement récent et marque un tournant dangereux dans l'évolution de la criminalité australienne.

La plupart des communautés implantées en Australie ont vu des gangs se développés en leur sein. Il s'agit d'ailleurs de communautés peu représentées dans l'univers des "streetgangs" dans d'autres pays. Voici une brève présentation des gangs en activités:

Les gangs libanais

Ils représente un danger croissant et ont fait la une de l'actualité en 2000 lorsqu'un gang mené par Bilal Skaf à multiplié les viols de jeunes femmes de types caucasiennes. En réponse à ces attaques, des émeutes raciales ont éclatées et des membres innocents de la communauté libanaise ont été pris pour cibles. De plus en plus de gangs formés de jeunes libanais-australiens se forment (en particulier dans les lycées) et font preuve d'une violence accrue qui inquiète grandement la police australienne. Beaucoup de ces gangs servent de bras armé au crime organisé libanais


Les gangs assyriens

La communauté assyrienne est une communauté chrétienne originaire du moyen-orient (Irak, Liban, Syrie), elle est fortement représentée en Australie. Le gang assyrien le plus puissant est le gang Dlasthr ("la dernière heure") qui est aussi un des gangs de rue les plus développés de l'ile australienne. Les membres de ce gang arbore un tatouage symbolisant un poing fermé avec les lettres AK (pour "Asyrian King"). Le gang Dlasthr est impliqué dans des activités de trafic de drogue et de racket. Il s'est distingué par certaines opérations de criminalité à col blanc de grande envergure. Le chef du gang Raymond Youmaran s'est fait remarqué en 2002 lorsqu'il assassina un membre rival. Il fut recherché par la police et passa plusieurs années en cavale tout en continuant à diriger le gang et à participer à des assassinats jusqu'à son arrestation en 2006.


Les gangs soudanais

Les gangs soudanais sont arrivés récemment dans le paysage criminel australien et se sont rapidement illustré par leur grande violence. Le grand public les a découvert à travers des extraits de vidéosurveillance de braquages commis par des gangs soudanais. L'extrême violence de leur mode opératoire à choquée le pays et à obligée la police à considérer sérieusement la menace qu'ils représentent.


Les gangs vietnamiens

Les gangs vietnamiens sont particulièrement bine organisé et sont impliqués dans des activités très variées telles que le racket, le trafic d'héroïne, les braquages, les cambriolages et la prostitution. Le gang le plus connu est celui des 5T qui opère depuis 30 ans à Sydney. Dans les années 90, les 5T avaient la réputation d'être le premier gang de rue de Sydney. Lorsque le chef du gang Tri Minh Tran ets assassiné en 1995, le gang va se diviser en plusieurs factions se disputant le leadership. Encore aujourd'hui, les différentes factions sont en conflit et le gang à perdu de sa puissance. A l'image de ce qui se fait aux USA, les gansg vietnamiens d'Australie collabore avec les Triades chinoises installées dans le pays.


Les gangs balkaniques

L'Australie accueille une importante population originaire de la péninsule balkanique (Croatie, Serbie, Monténégro, Bosnie). Des gangs de rue formé de jeunes australiens d'origines balkaniques ont vus le jour. Ces gangs sont uniquement composés de membres d'une même ethnie (gangs serbes, gangs croates, gangs bosniaques). Ces gangs sont surtout impliqués dans des affrontements et dans de la petite criminalité ("petty crimes").


Les gangs anglo-australiens

La communauté majoritaire d'Australie est aussi représenté dans l'univers des gangs de rue. Quelques gangs de rue se sont constitué avec pour inspiration les modèles américain et britannique. Une des tendances dérivée des gangs anglo-australiens est celui des gangs de surfeurs. Le surf est un sport très populaire en Australie et une forme de petite criminalité s'est développée autour de cette activité. Le gang le plus célèbre est celui des Bra Boys de Sydney dont la création remonte aux années 60. Ce gang n'est pas uniquement composé d'anglo-australiens puisqu'il accepte des membres polynésiens et asiatiques. Il est régulièrement impliqué dans des bagarres, du vol et es rackets (il s'approprie certaines plages et obligent les commerçants qui y sont installés ou les personnes désirant y surfer à payer des sommes conséquentes). Certains membres des Bra Boys sont même impliqués dans des affaires de meurtres. Lors des émeutes raciales de 2000, certains Bra Boys s'étaient fait remarqué en participant activement aux tabassages de jeunes libanais innocents. En 2007, un documentaire sur les Bra Boys intitulé "Bra Boys: Blood is Thicker than Water" et présentant le visage criminel du gang à fait scandale en Australie.


Les gangs aborigènes

Une partie des terres du Nord australien sont soumises au régime tribaux et sont réservés à la population aborigènes. Ces zones n'échappent pas au fléau des gangs et aux affrontements entre bandes rivales. Les deux principaux gangs aborigènes sont les Evil Warriors et les Judas Priests. En 2006, une guerre des gangs à éclatée entre les deux entités et s'est accompagnée d'une grande vague de violence dans les territoires aborigènes avec des familles qui ont dû fuir leur village.


Les gangs polynésiens

La communauté des iles du pacifiques est assez présente en Australie et quelques gangs importants sont actifs dans le pays. Ce sont des gangs qui sont très marqués par la culture des gangs américains et certains revendiquent leurs affiliation aux macro-gangs américains comme c'est le cas pour les Tongan Crips. Les autres gangs importants sont les Sons Of Samoa et les United Tongan Boys.


On voit que beaucoup des gangs actifs en Australie n'ont pas le niveau de criminalité et la puissance de leurs homologues britanniques ou américains. Certains de ces gangs sont plus des bandes que de véritables organisations criminelles. En revanche, quelques gangs comme les gangs vietnamiens, les gangs polynésiens ou les gangs arabes sont déjà plus développés.

On retrouve aussi en Australie d'autres gangs de rue comme les gangs grecs, les gangs turcs/kurdes, les gangs somaliens et quelques gangs latinos qui sont peu importants.

# Posté le dimanche 15 février 2009 15:27

Modifié le lundi 16 février 2009 15:16

les gangs de filles

les gangs de filles
Pour terminer ce dossier consacré à l'univers des gangs de rue et dans lequel j'ai présenté quelques uns des gangs les plus puissants du monde ainsi que quelques gangs et phénomènes de gangs caractéristiques de certains pays, je vais traiter de la place des filles dans l'univers des gangs. Ce phénomène à toujours été un grand sujet de curiosité tant le concept de criminalité est trop souvent associé à tord au caractère masculin. L'idée de la criminalité et de la violence pratiquées par des filles reste assez tabou. Par exemple, lorsqu'en Grande Bretagne, le soap-opera "Coronation Street" (une sorte de "plus belle la vie" version anglaise) présentait une scène où un gang de filles tabassent une jeune fille qui à profondément choquée les téléspectateurs. Ceux ci ont demandés la suppression de cette scène alors que de telles scènes avec des garçons sont tolérées.

Des récents travaux de criminologie, centrés sur le rôle des femmes dans les gangs, montrent que les femmes peuvent faire preuve d'un niveau de criminalité et de violences semblables à celui des hommes. Même si les barrières culturelles de genre reste prégnantes, on constate que les femmes prennent de plus en plus de place dans l'univers des gangs.

Une des explications de cette tendance réside dans la vulnérabilité des femmes aux facteurs de criminalisation (pauvreté, rupture du lien social voire du lien familial, besoin de solidarité,...). Le désir d'émancipation et la volonté de prouver que les femmes peuvent faire comme les hommes et rejoindre un gang apparait peu pertinent en ce qui concerne la question des gangs.


Traditionnellement, le monde de la grande criminalité est fortement emprunt de masculinité et accorde une place mineure à la femme. La plupart des poids lourds du crime organisé n'acceptent que des membres masculins (Mafia, Triades, Yakuza, Bratva Russes,...) et les organisations criminelles dont l'intégration n'est pas formalisé maintiennent une politique de recrutement strictement masculin.

Les gangs de rue obéissent à cette logique de la primauté de l'homme en tant que sujet de criminalité mais ils accordent une place beaucoup plus importantes aux femmes. Ceci se caractérise de deux façons : l'intégration de filles dans des gangs majoritairement masculins ou les gangs de filles qui sont uniquement composés de membres féminins.


L'intégration des filles dans les gangs majoritairement masculins.


Ce phénomène n'est pas nouveau mais tend à prendre de plus en plus d'importances. Les filles ont toujours été présente dans le paysage des gangs et sont souvent cantonnées à des fonctions subalternes : objets sexuels, sources d'information, surveillance ("look out"), ménage, cuisine, méssagère ( en particulier pour les membres ne prison).

Quelques gangs ont compris l'intérêt d'intégrer des femmes dans le gang et se sont mis à constituer des factions féminines ou placer des membres féminins dans les crews du gang. La criminalité des gangs de rue s'articule autour du "gang-banging" qui permet d'asseoir l'autorité d'un gang sur un territoire donnée. C'est pourquoi, les gangs de rue sont soumis à une logique de recrutement de masse, les leaders nationaux et locaux des gangs recherchent toujours à accroitre le nombre de membres (qui devient avec le territoire, un instrument essentiel de puissance criminelle). L'intégration des femmes participent de cette logique de recrutement.

Quelques gangs mettent en place des factions féminines. La plus connues étant la faction féminine des Latin Kings : les Latin Queens. Leur création s'est faite en même temps que celle des Latin Kings et le nom officiel du gang est "Almighty Latin Kings and Queens Nation". Dans le gang, les femmes participent aux activités criminelles (trafic de drogue, vols) et sont très impliquées dans les activités sociales du gang (aide aux familles....).
Le chapitre espagnol des Latin Kings offre une bonne illustration de cette double identité des membres féminins du gang. Ainsi, on retrouve au sommet de la pyramide, un trio chargé de diriger le gang en Espagne qui est composé d'Eric " King Wolverine" Velastegui (le chef officiel des LK en Espagne), de Jose Fabricao ("El Pincipe") et Maria " Queen Maverick" Torres ("La Madrina", la chef des Latin Queens). Cette dernière fait preuve d'une grande autorité sur les membres masculins et féminins du gang. Quant à la partie sociale du gang, l'association officielle des Latin Kings de Barcelone ( la vitrine légale du gang) est dirigée par une femme Erika Jaramillo ("Queen Melody"). Récemment, un livre sur le parcours de Lady Q. (ancienne chef des Latin Queens de Chicago) à été publié (cf photo).

D'autres gangs se contentent de completer leur crews par des membres féminins. Les gangs Blacks et Latinos des Etats Unis le font de façon régulière : Crips (" the cripettes"), Bloods, Gangster disciples, Black Disciples, MS-13, Florencia 13, 18th street.

Les rites d'initiation des membres féminins selon les gangs, certains pratiquent le "jumped in" (tabassage par les autres membres) et d'autres ont recours au "sexed in" (avoir des relations sexuelles avec un ou plusieurs membres du gang). Commes leurs homologues masculins, les femmes arborent des tatouages du gang et des vêtements aux couleurs du gang.
Il y a quelques exemples de filles ayant tuées pour le gang mais ca reste très marginal. De même, les filles n'ont pas accès à positions hiérarchiques supérieures dans le gang.


Les gangs de filles

Ce phénomène est très minoritaire dans les relations des femmes avec le monde des gangs mais il prend de plus en plus d'ampleur.

Les gangs constitués uniquement de filles agissent à un niveau local, il n'existe pas de macro-gangs de filles. On retrouve, en Amérique du Nord et en Grande Bretagne, des groupes de filles qui sont attirés par la criminalité urbaine et qui décide de créer leur propre gang avec tous les codes associés : couleurs, noms (Las Locas, Las Chicanas, Thee Sadgirls), signes, "esprit"...

Aux Etats Unis, le nombre de filles impliquées dans des affaires de gang ne cessent d'augmenter tandis qu'en Grande Bretagne, des récentes affaires de meurtres et de violences physiques causés par des gangs de filles ont marquées l'actualité et ont révélées l'existence des gangs de filles dans le pays.

En France, à l'époque où Paris voyait émergé le phénomène des bandes de rues (Requins vicieux, Black Dragons, Fight Boys, Mendy, Secte Abdoulaye...)), des bandes de filles se sont constituées comme "Les dégénérées" et "Les Sacrées Salopes" qui opéraient sur Paris.

# Posté le mardi 17 février 2009 14:14

Modifié le samedi 28 février 2009 13:41